Quel statut pour le symptôme en psychopédagogie ?

Je voudrais rendre compte ici d'une série d'observations et d'idées tirées de mon expérience de psychopédagogue en CMPP. Il s'agit d'une tentative d'élaboration d'une pratique toujours en remaniement qui s'inscrit dans la filiation assez directe des travaux de deux psychopédagogues, Serge Boimare et Janine Méry, et dans une filiation plus lointaine, celle de ce mouvement de pédagogues, éducateurs et psychanalystes des pays germanophones, qui entre 1926 et 1947 ont tenté de faire dialoguer les champs pédagogique et éducatif avec celui de la psychanalyse.
Les enfants pour lesquels un travail psychopédagogique est proposé sont toujours en difficulté dans leur rapport au scolaire - les apprentissages et le contexte dans lequel ils s'effectuent, l'école et les enseignants qu'ils y côtoient -. La palette de ces difficultés est d’une grande diversité, ainsi que la manière dont les enfants se positionnent à cet égard et se sentent concernés. Au départ, ce sont les parents qui viennent se plaindre, plus ou moins en écho au discours des enseignants. Les enfants ne savent pas toujours bien exprimer ce qui leur arrive et qui souvent les dépasse. Ils reprennent avec plus ou moins de conviction le discours des parents ou des enseignants et demandent qu'on les aide à ce que cela aille mieux à l'école, à avoir de meilleurs notes.

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